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5 octobre 2009

Dans le sourire des autres

Ce qu'il y a de merveilleux lorsque nous publions un livre, c'est de le mettre entre les mains des gens que nous croisons normalement. Ils saisissent l'objet, l'entrouvrent, la tête légèrement penchée, l'oeil curieux. Ces gens savent que je suis écrivain, mais avec ma brique pour leur rappeler, ils semblent bonifier leur perception immédiate de ma petite personne. Pour avoir vécu deux types de publication, celle d'un livre de poésie et celle d'un roman, je dois avouer que la réaction pour le roman est infiniment plus sympathique. Là où le livre de poésie attirait les félicitations polies et les tentatives d'explication pour révéler que, non, ce livre ne sera pas lu; le roman engendre une curiosité immédiate, un sourire en coin, une gourmandise impudique. Il va sans dire que je n'écris pas en songeant à ces réactions, je les constate, tout bonnement.

Il faut dire, j'aime faire sourire les gens. Particulièrement avec de la littérature séditieuse.

3 intervention(s):

Renart L'éveillé a dit…

J'ai acheté ta brique. J'en suis à une trentaine de pages. Malgré un départ en forme de point d'interrogation, à partir de l'anecdote du restaurant sixties et du journal Voir j'ai embarqué dans ton univers. J'ai vraiment beaucoup apprécié, entre autres, le passage où tu relates la non-vision, et son absurdité relative pour les voyants.

Autre chose. Il me semblait avoir remarqué récemment que tu m'hyperliais ici. Plus rien ne subsiste. Je suis curieux, qu'est-ce qui a bien pu se passer entre les deux?

T'inquiètes, tu peux être franc, je ne lancerai pas ta brique par la fenêtre...

Jean-Simon DesRochers a dit…

Merci pour l'achat de la brique. Très heureux de t'avoir embarqué dans les premières pages.

Quand au lien, en travaillant en profondeur le design du blogue, il y a un mois ou presque, j'ai perdu certains widgets. Puisque je n'ai presque pas eu une seconde à moi depuis, je laisse traîner un peu. Ne t'en fais pas, le lien reviendra (quoique je doute que mon trafic ait une influence sur le tien).

Renart L'éveillé a dit…

Pas de problème. C'était vraiment juste une curiosité (un peu malsaine, j'en conviens).

Pour ce qui est du trafic qui vient avec les hyperliens dans les blogolistes, c'est toujours négligeable — même pour ce qui est des gros noms, le pire. Mais bon, ça fait toujours plaisir quand même d'y figurer, et le pourquoi est toujours très évident quand on s'en fait enlever, alors...