8 août 2007

Pegasus de Basquiat et la défense des beaux-arts.

De Jean-Michel Basquiat, j’aurais pu choisir plusieurs œuvres. Je choisis d’abord Pegasus pour sa force générale, sa présence graphique unique, même si le tableau est essentiellement composé d’écritures, de notes. Rien de plus symbolique pour l’écrivain que je suis, cette puissante image de mots.

Selon moi, Basquiat complète la phase moderniste de la peinture. Il est l'un des derniers coups de pinceau valables en art contemporain (pour le moment). Depuis sa mort, l’art se cherche parmi les concepts philosophiques et les justifications théoriques, voguant de modes en concepts. En quelque sorte, depuis que l’art contemporain a nié la validité des beaux-arts, il cherche sa niche en misant sur la science, la technologie, il devient dépendant de techniques sur lesquelles l’artiste n’a presque aucune emprise, il devient un sous-produit de la technique. L'art devenu médiatique devra transcender ses moyens s'il souhaite reprendre la place qu'il occupait. Ce n'est qu'une question de temps, j'imagine.

2 intervention(s):

Tristan Reveur a dit…

Je dois dire que je suis content de te retrouver...

Je ne connaissais pas Basquiat mais j'adore ce(tte) peinture-dessin-livre.

Tristan Rêveur a dit…

Maintenant que je le connais, je ne peux plus vivre en me disant que j'ai passé une partie de mon existence en ignorant qui était ce génie de la peinture et du mot. Ce poète maudit de l'image.